Coups de coeur de Jean-Christophe

Les patients du Docteur Garcia, Almudena Grandes (JC Lattès) Littérature étrangère : Après la victoire de Franco, le docteur Guillermo García Medina continue de vivre à Madrid sous une fausse identité. Les papiers qui lui ont permis d’éviter le peloton d’exécution lui ont été fournis par son meilleur ami, Manuel Arroyo Benítez, un diplomate républicain à qui il a sauvé la vie en 1937.
En septembre 1946, Manuel revient d’exil avec une dangereuse mission: infiltrer une organisation clandestine d’évasion de criminels nazis,…

Donbass, Benoît Vitkine (Les Arènes) Polar : Sur la ligne de front du Donbass, la guerre s’est installée depuis quatre ans et plus grand monde ne se souvient comment elle a commencé.
L’héroïsme et les grands principes ont depuis longtemps cédé la place à la routine du conflit.
Mais quand des enfants sont assassinés sauvagement même le Colonel Henrik Kavadze, l’impassible chef de la police locale, perd son flegme…   Le rat empoisonné,Jann-Marc Rouillan (Les Presses du Réel) Récit de vie: Jann-Marc Rouillan clôt sa trilogie sur sa mise en liberté. La portée plus évidemment réflexive de cet opus n’est pas seulement porteuse d’une analyse radicale de notre société, qui voit le gouffre se creuser entre classes dominantes et populations opprimées et exploitées. C’est également le témoignage, rarement porté, de la difficulté pour un ex-taulard de reprendre le cours normal de sa vie…

Un classique à lire ou relire, Milieu animal, milieu humain Jakob Von Uexküll (Rivages) Essai scientifique: Les recherches de Uexküll sur le milieu animal expriment l’abandon sans réserves de toute perspective anthropocentrique dans les sciences de la vie et la radicale déshumanisation de l’image de la nature. Là où la science classique voyait un monde unique, qui comprenait à l’intérieur de lui-même toutes les espèces vivantes hiérarchiquement ordonnées, des formes les plus élémentaires jusqu’aux organismes supérieurs, Uexküll suppose au contraire une infinie variété de mondes perceptifs, tous également parfaits et liés entre eux comme sur une gigantesque partition de musique, quoique non communicants et réciproquement exclusifs, et au centre desquels se tiennent de petits êtres à la fois familiers et lointains..

Coups de coeur de Guillaume

Mort d’un voyageur, Didier Fassin (Seuil) Sciences Humaines: Un homme de trente-sept ans appartenant à la communauté du voyage est abattu dans la ferme familiale par des gendarmes du GIGN alors qu’il n’a pas réintégré la prison après une permission de sortir. Deux versions des faits s’affrontent : celle des militaires, qui invoquent la légitime défense, et celle des parents présents sur les lieux, qui la contestent. Une information judiciaire est ouverte, qui se conclut par un non-lieu, confirmé en appel. La famille et ses soutiens continuent pourtant de se battre, réclamant justice et vérité. Réexaminant les pièces du dossier et interrogeant les protagonistes du drame, Didier Fassin présente ici une contre-enquête qui accorde le même crédit à tous les récits..

Sagesse, Michel Onfray (Albin Michel) Essai philosophique: Comment se comporter dans une civilisation qui menace de s’effondrer ? En lisant les Romains dont la philosophie s’appuie sur des exemples à suivre et non sur des théories fumeuses.
Sagesse est un genre de péplum philosophique dans lequel on assiste à la mort de Pline l’Ancien et à des combats de gladiatrices, à des suicides grandioses et à des banquets de philosophes ridicules, à des amitiés sublimes et à des assassinats qui changent le cours de l’histoire.

La Philosophie antique,Pierre Vesperini (Fayard) Essai philosophique : Chacun croit savoir, pour l’avoir appris à l’école, ce qu’était la philosophie antique : la naissance de la Raison, avec la critique du mythe et de la religion ; l’invention de l’éthique, avec le « souci de soi » et les « exercices spirituels » ; et bien sûr une galerie de bustes blancs vénérables : Socrate, Platon, Aristote, etc. Pierre Vesperini propose de mettre en suspens ce « grand récit », et d’aller directement aux sources, en leur posant une question simple : qu’appelait-on philosophia dans l’Antiquité ? Tout d’un coup, le musée laisse place à un territoire luxuriant de couleurs et d’histoires, où le familier retrouve son étrangeté, où l’inconnu fait son entrée..

Un classique à lire ou à relire, Pensées pour moi-même de Marc Aurèle (Flammarion) Essai philosophique: Comment atteindre le bonheur ? Pour le stoïcisme, cela passe par la sérénité, l’impassibilité, l’absence de trouble face aux événements tristes ou angoissants de la vie. Les Pensées pour moi-même de Marc Aurèle illustrent admirablement cette doctrine. Mais comment rester calme ou heureux face à un événement tragique, comme la mort d’un proche ?

Coups de coeur de Claire

Comment j’ai rencontré les poissons, Ota Pavel (Folio) Littérature étrangère : Dans laTchécoslovaquie d’avant-guerre, un garçon raconte son enfance auprès d’un père charmeur et extravagant. Avec lui, la vie prend des allures d’aventure : la pêche aux carpes autant que la conquête d’une femme ou l’invasion de leur village par les troupes allemandes…
Une chronique familiale drôle et poignante, où la tendresse adoucit le tragique, la beauté de la nature fait oublier les affres de l’Histoire, et l’optimisme n’a d’égal que la liberté….

Dix, Marine Carteron (Rouergue, collection Dacodac) Roman Ado : Ils sont dix. Sept adolescents et trois adultes, sélectionnés pour participer à un escape game littéraire et passer à la télévision en prime time. Direction : un manoir sur une île coupée du reste du monde. Un endroit si isolé que personne ne vous entendra crier, gémir ou appeler à l’aide. Et quand la mort décide de frapper les candidats un par un, une seule question : qui est le coupable ? un seul but : survivre !

Gâteaux et douceurs à IG Bas, Marie Chioca (Terre vivante) Livre de cuisine : Petits plaisirs quotidiens, desserts plus élaborés ou gâteaux de fête, l’auteure dévoile 50 délicieuses recettes parfaitement saines pour répondre aux envies de sucré en toutes circonstances. Moelleux au chocolat, gaufres, cookies, choux à la crème, tiramisu, tartes,…
A l’occasion du week-end de Pâques, on vous dévoile la recette du « Moelleux au chocolat cuit à la casserole » (testée et approuvée !):   Pour 6/8 personnes
Préparation : 10 minutes
Cuisson : 30 minutes
Matériel : Moule à charlotte, ou à kouglof… Idéalement en forme de couronne pour faciliter la cuisson. Si vous utilisez un moule à forme pleine, il faudra prolonger un peu le temps de cuisson.

– 110 g de farine d’orge mondé
– 1 pincée de fleur de sel
– ½ sachet de poudre à lever
– 5 cl de lait de soja-vanille
– 10 cl de sirop d’agave
– 1 c. à soupe d’extrait de vanille
– 100 g de chocolat coupé en morceaux
– 180 g de tofu soyeux (ou 2 œufs)
– 75 g de purée de noisette

– Poser le moule dans un faitout, puis verser de l’eau jusqu’à environ mi-hauteur du moule (plus d’eau, le gâteau serait éclaboussé, moins d’eau, il cuirait difficilement). Retirer le moule du faitout, puis porter l’eau à ébullition.
– Mélanger dans un bol la farine, le sel et la poudre à lever. Réserver.
– Faire chauffer dans une casserole le lait de soja-vanille, le sirop d’agave et la vanille. Dès que le mélange bout, ajouter hors du feu le chocolat et mélanger pour le faire fondre. Transférer dans un robot avec le tofu soyeux bien égoutté et la purée de noisette. Bien mixer, puis ajouter la farine et mixer de nouveau, par brèves impulsions, jusqu’à l’obtention d’une pâte homogène.
– Huiler le moule, y verser la pâte et égaliser. Dès que l’eau bout dans le faitout, y déposer le moule et couvrir. Laisser cuire 30 minutes, puis piquer le gâteau pour vérifier sa cuisson : il est normal que la pique ne ressorte pas très nette (la texture de ce gâteau étant bien humide) mais il ne faut pas non plus qu’il y adhère de la pâte encore crue.
Si besoin, ajouter 5 ou 10 minutes de cuisson (aucun risque que le gâteau soit trop cuit avec ce mode de cuisson !). Laisser refroidir avant de démouler.

Un classique à lire ou relire, Blacksad, (Dargaud) BD : Série culte qui met en scène un chat détective dans un univers anthropomorphique. Déjà riche de 5 tomes, Blacksad se déroule dans les États-Unis des années 1950, dans une ambiance qui évoque le roman noir de la littérature américaine. Transfigurée par le dessin et les couleurs sublimes de Juanjo Guarnido, Blacksad trouve également sa force dans la qualité de ses histoires, finement ciselées par Juan Diaz Canales.